48A704...

48A704...
Nom : D'Arcy

Prénoms : Jaina Elizabeth Francesca

Age : 26 ans


Taille : 1m72

Poids : 70 kgs.

Description physique : Grande, brune, méchée de blond, athlétique, un physique assez androgyne, un regard sombre, vairon, une expression perpétuellement grave, sérieuse. Une démarche étrange. Des cicatrices sur son corps. Son expérience algérienne lui attribue une certaine maturité pour une jeune femme de son âge.

Description morale :
Jaina est une solitaire, quelqu'un de renfermé, quelqu'un de l'intérieur. Une femme qui croit en ses idéaux. Brave, méticuleuse. Maladroite avec les mots, timide. Une véritable furie sur les champs de bataille. Elle ne semble pas avoir de faille réelle lors des combats. Engagée dans une cause, elle ne démordra pas, mettant toute sa ferveur et sa vergue dans l'accomplissement de cette cause. Elle est également croyante.

Née : Province [Astaffort, Brulhois] France. Le 22 juillet 2000

Signe particulier : Gauchère, vairon. A passé son enfance dans un couvent Agennais.


Palmarès : 2016 : Obtention de son baccalauréat littéraire, mention très bien.

2019 : Obtention de la double licence : Anglais et Science Politique (spé relation Allemagne- France)

2020 : Engagement dans la section humanitaire de l'armée. Envoyée en Algérie, avec l'équipe Delta.

2022 : Nomination au grade de caporal

2026 : Rapatriement en France, sur l'ordre du président.

2027 : Arrestation pour collaboration et activités illégales.

Numéro de matricule attribué : 48A704

Chef de section, Damien Wrainwright.

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Ceci est un rapport que vous pourrez trouver sur le bureau du président Maréchal. Il est tout à fait incomplet. Les précisions viendront plus tard, bien sûr. Le personnage de Jaina a été inventé par mes soins et son histoire ne doit pas être utilisée sans mon autorisation. La jeune femme qui représente Jaina est Katherine Moennig aka Shane dans The L Word.



# Posté le mardi 17 juin 2008 22:56

Entrée I [Aôut 2026]

Entrée I [Aôut 2026]
Solitude... Mutisme... L'anonymat des jours, ces jours qui passent comme je fume mes clopes...

Chaque jour que Dieu fait, je le passe à marcher dans le désert, sécuriser des zones qui seront de toute façon bombardée, pillée, ruinée, par les guerilleros.

Les gens ne me connaissent plus que par mon matricule. C'est normal, pour eux, je suis l'étrangère, la colonisatrice. Je suis l'élément rapporté sous le soleil Algérien. Je ne suis qu'un porte-flingue, même pas quelqu'un censée les aider à reconstruire leur vie, mais plutôt à détruire leurs ennemis.

Où est l'humanitaire dans tout ça?

Je suis perdue. Rien de ce que j'avais imaginé ressemblait à ça...

Des morts, des cris, du sang...

l'Algérie n'est plus qu'un champ de ruine exponentiel.

Chaque heure qui passe est du terrain de gagné par la désolation.

Maé est mort, Daniel aussi... En quatre ans, l'équipe Delta n'est plus qu'un triste souvenir.

L'équipe a été séparée. De toute façon, il ne restait plus qu'Andrew et moi. Allions-nous faire face avec un effectif aussi réduit?

J'ai été nommée caporal. Et j'ai intégré une nouvelle section, la division Louve. Je dirige maintenant quelques hommes, et des femmes. Cette fois, ma mission a des buts humanitaires. Je dois protéger les enfants, aider à la reconstruction d'une école... Ce genre de choses qui m'enchantent plus que d'aller massacrer des gens.

J'ai toujours une arme avec moi, un beau M-21 que j'avais appris à dompter sur le tas. C'est vrai, on nous avait envoyé en Algérie comme ça, sans trop de tests, j'étais qu'un troufion à l'époque. Je ne savais pas réellement me servir d'une arme. Mais apparemment c'est assez instinctif. Depuis, il ne me quitte plus, j'ai appris à le monter et à le démonter presque les yeux fermés. Je l'ai amélioré moi-même, en potassant des bouquins. C'est le seul objet sur lequel je compte. Parce que même si je n'ai plus de munitions, il reste meurtrier... Entre mes mains en tout cas.

A l'occasion de ma mutation et de ma nomination, j'ai décidé d'écrire un journal.

Je pense que rester enfermée dans mon mutisme ne pourrait que me nuire.

Quand j'étais encore au pays, les lettres étaient ce que je maîtrisais le mieux. Je voulais en faire mon métier, ma vie...

Et si aujourd'hui, je perdais ce goût également?

Si je perdais les lettres, et la parole, il ne me resterait plus rien. Je serais alors semblable à ces bêtes que sont devenus certains soldats... Assoiffés de sang, cherchant le coeur de la bataille, comme pour s'exorciser.

Voici donc la première entrée de mon journal.

Je ne vous promets pas d'être très régulière. Les combats restent quand même un de mes sujets de préoccupation.

Jaina...

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L'écriture est légèrement maladroite, mais fine et les lettres restent relativement bien formée. L'entrée a été rédigée sur un papier tout simple, rugueux. Une feuille volante jointe au journal de Jaina. Ce récit est issue du roman 48A704, né de mon imagination. Ce texte ne peut être reproduit sans mon autorisation. La photo est celle d'un désert Algérien.

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# Posté le mercredi 18 juin 2008 07:39

Au coin du feu... [Entrée II - 2026] | Simone partie 1|

Au coin du feu... [Entrée II - 2026] | Simone partie 1|
La soirée d'hier s'est conclue pour une fois, au coin du feu, entres membres d'une même équipe. Mon adjudant Guillaume Lenormand, et mes cinq petits soldats, français pour la plupart. Il y avait également notre guide Touareg, un peu isolé, le visage léché par les flammes de notre feu.

Il était silencieux. Comme plongé dans ses pensées. Pour une fois, le vent n'était pas de la partie. Le désert Algérien était apaisé.

Nous mangions tranquillement. Les conversations étaient animées. La journée avait été rude. Protection d'un village pendant l'assaut désordonné de guérilleros. Mais le principal était la réussite de la mission. Les gens dormaient maintenant paisiblement.

Nous avions dégagés les corps pour la nuit, afin que les charognards fassent leur travail... C'était ainsi quand nous n'avions pas le temps d'enterrer tous les corps... Et puis, les villageois ne souhaitaient pas vraiment voir les cadavres de leurs agresseurs près de leurs terres souillées de sang.

Jean avait sorti sa guitare. Jean, elle. Oui, c'était une femme. Jean, prononcée à l'anglaise, qui donnait le fameux Djin. Elle grattait quelques accords et sa voix, étonnamment douce, les accompagnaient à merveille, jusqu'à ce qu'ils meurent, dans l'éther étoilé arabe...

Une douce nostalgie m'étreint le coeur.

Jusqu'à ce que...

Elle se tourne vers moi.

- Alors caporal, dites nous tout... C'était comment, votre avant?

Nous avions parlé du passé des uns et des autres et je m'étais crue épargnée...

Pas du tout...

Un soupire...

- Je vais vous raconter, comment c'était, avant... Avant, c'était les pyrénées, un paysage rocheux, l'air frais qui vous donne mal à la gorge rien qu'en le respirant... Des sommets improbables, l'écho de votre voix qui meurent dans la vallée, les torrents glacés qui fouettent votre peau...
Avant, c'était aussi la beauté d'un chant religieux. Mon apprentissage des lettres. Ce que j'ai appris dans un couvent... Mes parents, ma soeur... Trop tôt arrachée d'eux... Ma soeur...

Mon regard se perd.

- Simone... Pour moi, elle est tout... Et aujourd'hui, j'ai peur de perdre son souvenir... La beauté de son visage, son odeur, son rire angélique, sa voix divine...

J'ai un bref soupire.

- Cinq ans. Cinq ans que je suis ici. Et je ne l'ai toujours pas revue...

Et je me souvins alors de Simone.

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[Texte audio à ne pas reproduire sans mon autorisation. La suite de l'histoire de Simone est à venir =). Elle est représentée par Simone Simons du groupe Epica.]


# Posté le mercredi 18 juin 2008 11:16

La vie me donne ce que j'attends d'elle | Astaffort + S1m0n¤ partie 2 |

La vie me donne ce que j'attends d'elle | Astaffort + S1m0n¤ partie 2 |
J'avais six ans. Mes parents m'ont présenté ma petite soeur. Un tout petit bambin, enveloppée dans un morceau de drap blanc. Paisiblement, elle dormait, avec sa main minuscule contre sa bouche.

C'est souvent à cet instant que les enfants détestent leur nouveau compagnon.

Je levai des yeux admiratif sur mes parents. Ils avaient réussi à perpétrer le miracle de la vie... Et je jurais devant Dieu que je la protégerai toujours, cette petite bouille d'ange encore chauve...

Je l'aimais. Réellement, profondément. Jamais vous auriez vu soeurs aussi inséparables. Castor et Pollux, mais sans lien de gémellité. Je passais chaque heure que Dieu faisait près d'elle, je partageais ses jeux, ses instants de faiblesse, sa détresse passagère, ses joies...

Je lui avais promis tant de choses...

A 10 ans, on m'arrachait d'elle, puisque nos parents n'étaient plus capables de subvenir à nos besoins. Pensez vous, de pauvres agriculteurs du Brulhois...

J'allais au couvent.

La séparation fut douloureuse. Pendant mes permissions, je serrais ses mains dans les miennes et je les portais à mes lèvres pour les embrasser, sentir sa douce odeur et voir son visage si heureux de nous savoir enfin réunies.

Je lui avais promis que plus jamais nous ne serions séparées, une fois que l'épreuve terrible du couvent serait passée...

En fait, je mentais... Je savais que j'allais partir loin, pour des missions... soi disant humanitaires... Mais je supposais d'autres permissions, des petits temps rien qu'à nous...

Je supputais mal et depuis que je suis en Algérie, à part quelques lettres... Rien... Je n'ai plus revu son beau visage, ni entendu son rire tellement innocent...

Il m'arrive parfois de rêver d'elle. D'entendre sa douce voix, de croire en son retour... En mon retour. Je tend la main... J'essaye de caresser son visage... Lui murmurer les mots qu'elle attend...

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Les derniers mots sont tremblants. Le papier est taché. Probablement le sable, les mauvaises conditions. Peut-être aussi des larmes...

© [D.V.H] Jaina D'Arcy's property ©

# Posté le mercredi 18 juin 2008 16:20

Lettre à Simone [Première]

Lettre à Simone
Ma soeur... Ma tendre, mon aimée...

Je suis arrivée à Alger. La première chose que j'y ai vu furent le regard des réfugiés, ces enfants qui ont les yeux rougis d'avoir tant pleuré... Des gens qui ont tendu leurs mains entre les bâches des camions, où nous étions... Des gens qui parlaient en arabe, je ne saisissais pas un mot de ce qu'ils disaient... Mais je comprenais parfaitement de quel mal ils souffraient...

La faim...

Nous leur jetions les caisses que nous avions emporté dans les soutes du gros porteurs.

Ils se battaient... Pour avoir un sac de riz...

Il n'y avait aucun partage, juste une lutte pour la survie...

Je savais pourtant à quoi je m'attendais quand je suis venue ici.

Je m'y étais engagée, tu te souviens? Je me suis dit que l'injustice ne devait plus régner...

Mais ce n'est pas ça qui m'a le plus marquée...

Je ne sais pas si je dois t'en parler, Simone chérie...

Si, tu dois savoir...

Nous avons continué notre chemin. Et une odeur pestilentielle me prit à la gorge.

J'ai sorti ma tête pour observer...

Des charniers... A vif... Des corps qui pourrissaient au soleil hors de la ville, déchiquetés par les chiens, et bourdonnant de mouches...

Voici le sort de l'humanité. Ce que nous en avons fait. Et les coups de canons que nous entendons sonnent comme le glas de la raison... Et le retour du règne animal.

Je...

Ma soeur, je te laisse... Je ne puis faire le point sur mes pensées... C'est pour moi un souvenir encore trop brûlant.

Je t'aime.

Jaina.

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Une écriture tremblante, un papier sobre, une encore noire. Cette lettre semble avoir été pliée bien souvent, les bords sont cornés. Comme si la soeur de Jaina l'avait longtemps relue, regardée, serrée contre elle. En effet, vous pouvez sentir comme un fantomatique parfum féminin...

© [D.V.H] Jaina D'Arcy's property ©

# Posté le mercredi 18 juin 2008 17:32